mercredi 5 août 2015

Stress hydrique, CQDF voir article précédent

St Ambroix est un village-couloir (ou plutôt une ville) TRÈS BRUYANT, traversé par une nationale qui "monte" jusqu'à Paris et le rend assez dangereux (plusieurs accidents dont deux mortels)... la route à présent honnie par tous*. Mais son observation hélas est significative de ce qu'est notre monde.
Depuis le matin sans doute, c'est littéralement un condensé de .. de? disons honnerie humaine comme on va voir.

Terrasse donc, petit troquet sympa. Avant de remonter sur "ma" montagne, je me repose et POUR UNE FOIS, NE SUIS PAS PLONGÉE SUR L'ORDI que je n'ai pas pris pour m'alléger. Bruit ms à ça on est habitués, moi depuis toujours.

Hier, j'ai vu passer UN CAMION D'ANIMAUX QUI PARTAIENT À L'ABATTOIR (pendant qu'un hon mégalo et mytho, malgré le bruit de la circulation, par moment très fort, m'expliquait comment changer l'économie grâce à une sienne invention, saluée récemment par telle ministre africaine -ou assimilée- avec laquelle il venait juste de déjeuner etc etc.. voir "les gourous vocatifs" http://lettresabebert.blogspot.fr/2015/06/gourous-vocatifs-methodes.html ).. Poignant, tous ces animaux qui partaient à la mort. Image irréfragable des trains de déportés bondés roulant vers la chambre à gaz.

Et ce "matin" (en fait il est midi?) voici que passe un énorme semi remorque de tronc d'arbres abattus, trop vite, au raz, avec fracas. Comme les animaux hier. Un meutre, des cadavres encore saignants... suivi par un autre, plus gigantesque encore, portant bravement sur son plateau une excavatrice (pour les connaisseurs, genre "Micalac") qui branle un peu.. (!) et derrière, la fameuse "toupie" adorée de tout bétonneur qui se respecte (c'est la machine qui livre et jette le magma visqueux toxique, et hop, en dix minutes, un demi hectare de terre limoneuse fertile foutu en l'air, le pied.)
... Et, décidément aujourd'hui j'ai la totale  (ou est-ce seulement parce que je regarde, simplement ?) voici à présent une énorme piscine juchée sur la tranche qui passe à belle allure dans l'autre sens, (forcément, à tout saccager, après ça cogne et il fait bon se rafraîchir, non? Bon père de famille, va!)..
Et, je vous jure que c'est vrai, ds le même sens, le CAMION DES POMPIERS SIRÈNES HURLANTES À FOND  Un incendie ?

À mes cotés, de braves touristes, certains obèses, écarlates de chaleur, triganesques, avec des enfants aux joues roses, bâfrent des steaks aux frittes. Sur l'écran géant que je ne vois pas, (mais je devine parfois, aux yeux en cornes d'escargots tendues en érection des gamins) des filles à poil ou à plumes, belles voitures ou moto, enfin tout ce qui fait un futur homme enviable et envié.
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Avons nous vraiment besoin de manger de la viande (c'est à dire de nous intoxiquer avec des antibiotiques, pesticides etc..) ? Avons nous vraiment besoin d'un nouveau buffet Roche et beau bois qui nécessitera de jeter l'ancien ds la rue (!) ou, si on fait dans l'écolo, à la décharge ? D'un pavillon "Merlin" cage à lapin quand dans la montagne des mazets (autrement mieux conçus question chaleur donc, en dépit des apparences, plus confortables ! ) périssent tristement à l'abandon ?? D'une piscine qui pompe l'eau quand la Cèze à été saccagée (le pire, c'est que ds ce cas, c'est -presque-vrai !?)

Résultat : réchauffement climatique et feu. Plus d'arbres qui retenaient l'humidité et la terre, juste des broussailles sèches non entretenues qui flambent au premier mégot, plus d'animaux sauvages ou en liberté qui nettoyaient les sous-bois, durpopulation (euh, sur population) d'où nécessité de bétonnage intensif..  et d'élevages, également intensifs (cad TORTURE) pour mourir (euh.. pour nourrir!) tous ces coronariens vocatifs etc etc.

Une bouffée de haine m'envahit soudain vis à vis de ces braves gens qui innocemment bâfrent et rigolent. Ce sont eux les responsables, eux et leur féroces mandibules réjouies, j'espère qu'ils vont attraper la maladie de Kreutsfeld Jacob. Ils ne la méritent pas? oui je sais mais c'est comme ça. Je m'en vais. Je me sens seule. ENVIE DE HURLER. De vivre en ermite loin de tout. De faire l'autruche comme tous ou presque.
Tant pis pour la cagne (je voulais attendre que le plus dur soit passé). Et au moment de traverser, voici... la voiture des gendarmes qui fonce elle aussi vers Bessèges. (Feu? Non, en principe ce sont les pompiers qui s'en chargent) mais la délinquance aussi fait partie du pack => Misère, manque culturel (on est le département le + pauvre de France après la Seine St Denis), pubs agressives partout sur écran => envie, jalousie, et hop ,(je simplifie) on estourbit un vieux (une affaire récente.)

Arrivée ds ma querencia, je me re et re et re lave.. Et lorsque je m'apprête à déguster mon énième café, j'entends encore au loin retentir le ping pong de la voiture des gendarmes, vers Berguerolles cette fois. Le camping ?

Peu après, le bruit sourd, inquiétant et rassurant à la fois, inoubliable, des Canadairs qui foncent au dessus de moi du Grau du Roi vers le nord-est. (Les lourds hydravions-cargot qui se ravitaillent en mer et lâchent leur eau sur le feu avec une précision, une habileté et un courage invraisemblable... qui ont x fois sauvé la mise.) II y a donc le feu quelque part vers Bessèges. Je vais voir sur le net. 

* Une sombre histoire de déviation qu'on nous promet toujours et qui n'arrive jamais.. entre autre because des gris euh grozimportants, membres essentiels d'une ancienne "équipe" (comme on dit, et c'est le mot!)  avaient pris soin d'acheter sur son tracé (connu d'iceux seuls) 3 fr 6 sous des terrains non constructibles, qui (Dieu est grand), miraculeusement le devinrent, furent fissa bâtis puis revendus et re et re... et qui depuis coûteraient trop cher à être expropriés, ça tourne rond.

samedi 25 juillet 2015

Sos stress hydrique, quelques trucs

On est en période de stress hydrique comme on dit ! pompages, bétonnage, évacuations directes parfois... et le résultat le voici : la Cèze presqu'à sec par endroits... et l'eau croupie, nauséabonde.. et une chaleur d'enfer. Un moyen d'économiser l'eau : pailler. Cela ne prend qu'une heure de travail (après élagage d'une haie) et cela maintient l'eau au pied du tronc d'un vieux tilleul qui souffre, comme tous..






mercredi 20 mai 2015

Pétition pour Thibault !!!

On en est là : ceux qui se décarcassent pour sauver la planète sont harcelés ; ceux qui la détruisent pour leur confort décorés. Je salue le courage de Thibault et j'uploade. Aidons le ... à nous aider !! 



Lien avec la pétition https://secure.avaaz.org/fr/post_action_pesticides/?rc=fb&pv=64

dimanche 17 mai 2015

Une expo titrée "eau art et patrimoine"... ou comment se foutre des gens





http://femmesavenir.blogspot.com/2015/05/la-pelouse-un-saccage-ecologique-dans.html

Une expo d'art.. dans un village occitan (Saint Ambroix) un peu acculturé (juste un peu, bigre, c'est mon bled* !) dans un cadre à la fois superbe (et un peu sinistre -très isolé-) que, comme tous les couillons, j'ai -au départ- beaucoup admiré : une pelouse, de la fraîcheur, des bassins-piscines, le paradis terrestre dans nos contrées brûlées par le soleil de Satan...  

Jusqu'à ce que je comprenne (ou plus exactement jusqu'à ce que des plus futés que moi me fassent comprendre).. que "rien ne se crée rien ne se perd" et que cette eau dilapidée en abondance était aussi perdue (et polluée) pour d'autres, notamment des agriculteurs ; que ce paradis avait été un VERGER ET UN JARDIN qui autrefois nourrissait une bonne partie du village (vivent Monsanto et les Lidles, Carrefours et autres Intermarchés).. que l'esthétique et/ou le confort (de quelques uns) se payait d'un saccage pour tous et l' "ouverture" (!) d'un lieu pour quelques jours, de la tentative (inaboutie**) de barrer définitivement un CHEMIN COMMUNAL qui dessert -à pied- un village plus loin et ouvre sur un panorama magnifique etc... 

Qu'à cela ne tienne ! Me voilà, à cause d'une croquignolette histoire de lierre qui dépasse (!)*** -comme toute la végétation au printemps chez tous, mais chez moi, c'est VOLONTAIRE, ce qui donc aggrave considérablement mon cas - invitée (wouiiii) à ce que l'on peut appeler un vernissage, dans ce lieu. Que faire ? dirait Lénine. Y aller, c'était cautionner ce saccage écologique (dont beaucoup ne sont, comme moi au départ, nullement conscients) ; ne pas y aller aussi. Pas le choix, j'y vais. En retard, c'est chronique (sans doute mon nom a-t-il été attribué ironiquement à mes ancêtres si c'est des Larrivé que je tiens cette propension -mais ma mère en était aussi affligée, je suis donc monozygote.) J'échappe ainsi à la plupart des discours de congratulations habituels -mais bon enfant-.. et lorsque j'arrive, c'est un monsieur élégant qui parle... des arbres qu'il.. sculpte ? (en fait, pour ce que j'en vois, ça ressemble plutôt à de petites planches mais baste je n'ai pas tout vu, vous allez savoir pourquoi ensuite)... et si j'ai bien compris, de leur âme (pour ce qui est du bois flotté, soit, mais en faire abattre -?- pour en exprimer leur âme me semble aussi contradictoire que tuer un animal domestique pour en abstraire religieusement son essence.) Puis vient un chanteur, qui fait l'éloge du maître des lieux.. et il se tourne pour voir si quelqu'un veut parler. Je veux. 

Je prends le micro.. et aussitôt la maîtresse des lieux me saute littéralement dessus, "Tu n'as pas à parler" (?!) puis un/e ? autre... et un gus crie derrière moi je ne sais quoi mais avec un fort accent que je reconnais (que je suis folle, une enseignante lamentable -?- qu'il faut plaindre mes élèves -?- etc) brève "bagarre" sur le podium autour du micro, je tiens bon (je ne lâche pas)..  un ancien pote (celui qui hurle) s'approcher de moi, je suis soudain entourée.. (!) jusqu'à ce que j'en appelle, un peu énervée tout de même, au Maire (qui, je pense, a empêché que cela ne dégénère davantage) : "Pourquoi m'avoir invitée Monsieur le Maire ?" (Je crie.) Je parviens quand même à parler (mais on m'a coupé le micro ! C'est ben con yapludepiles.) Qu'importe.. quelques applaudissements.. Je pars, soulagée, j'ai sauvé l'honneur (si l'on peut dire.) Alors que je suis presqu'arrivée chez moi, un monsieur passe dans une grosse voiture rutilante et me fait un geste de la main pouce levé, j'espère que cela ne s'adressait pas à mon cul mais à ma pauvre mais peut-être efficace prestation. J'ai eu la seule satisfaction avant de partir de traiter le pote de "petit con" ça porte mieux évidemment sur un podium ou juste après qu'en tête à tête, ce que je n'avais jamais vraiment eu l'occasion de lui signifier en public. (Rires au même moment d'un groupe dans lequel il pérorait, il est vrai que le terme lui va comme un gant.) 

Que dire? Que nous sommes, nous car je m'inclue un peu ? des ? je ne trouve pas le mot. Manipulés? Colonisés? Abrutis? d'ainsi laisser saccager un patrimoine, et là c'est le comble, sous prétexte de le mettre en valeur, d'invoquer sur gonfalon des ressources qu'on a pris grand soin d'épuiser (l'eau) et applaudir? Le pote qui a tenté de m'empêcher de parler est paysan donc sans doute un des premiers à pâtir de ce saccage... ce n'est pas forcément significatif mais tout de même. Que tous ceux qui me disent que "j'ai raison" ("je" !!) en fait, devant le désastre, ne disent et ne font rien ou très peu, voire semblent parfois -plus ou moins discrètement- le cautionner. Que ceux-là seuls qui pourraient agir (à la fois intellos, friqués, reconnus) ne se soucient pas de ces futilités.. et dès qu'ils ont quelques vacances partent qui en Asie qui aux USA ou au Japon.. Et que les Cévennes meurent de cette désinvolture, de ces inconscients ou salopards qui la pillent. "Citoyenne du monde", je ne me sens pas nationaliste ni même régionaliste (les mouvements occitans sont.. passons) mais c'est en train de me venir. 


Épilogue, au fond réconfortant..

Sous la pelouse, les pavés en somme. La violence invraisemblable avec laquelle on m'a sauté dessus -mais publique cette fois, le reste du temps, elle n'avait pour seul témoin que Vôtan- montre parfaitement qu'un saccage écologique s'accompagne toujours d'un saccage humain, qu'une violence contre la nature n'est que la déclinaison soi disant soft d'une violence humaine, et que sous le chic d'une expo, buffet et congratulations cucul, il y a un virus qui ne demande qu'à coloniser la cellule : l'âpreté au profit à tout prix, le saccage d'une région qui -parfois- n'est pas leur et après moi le déluge.

*Ceci est évidemment du second degré ..
**http://chemincasse.blogspot.fr/
***http://lecanarddumidi.blogs.midilibre.com/archive/2015/04/15/nouvelles-du-front-le-lierre-qui-gene-l-origine-de-l-affaire-831459.html
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http://femmesavenir.blogspot.com/2015/05/le-regard-et-les-oeillieres.html

lundi 20 avril 2015

Le coyfraud de la nature..


Pourquoi ne parle-t-on jamais de copyfraud ... Et parle-t-on toujours du copyright? Parce que celui-ci est la délinquance des "petits contre des "grands" tandis que le copyfraud est celle des grands -ou simplement nantis culottés- contre des petits. Simple Watson ! Ds le premier cas, c'est le quidam Lambda qui copie et profite d'une célébrité, fût-ce de son cul comme ds le cas de Polnaref : viol de copyright, dommages intérêts. Dans le second, c'est un quidam nanti voire une entreprise, un lobby, bref, un "grand" qui copie ou privatise et profite d'un "petit" -ou de la nature- voire d'une oeuvre tombée ds le domaine public depuis longtemps. Alors forcément ! 

http://saintambroix.blogspot.fr/2015/04/httpsaintambroix.html